L’offensive Xiaomi : Le 13T à prix cassé et l’aspirateur 6 Max prêt à tout dévorer

On a tous envie de se faire plaisir avec un nouveau téléphone sans forcément avoir à vendre un rein. Dans une ambiance économique un peu morose où tout semble coûter de plus en plus cher, il y a quand même quelques lueurs d’espoir. Là où l’immense majorité des concurrents gonflent leurs tarifs en s’abritant derrière l’inflation, Xiaomi prend le marché à contre-pied pour cette fin d’année 2023. Et c’est particulièrement flagrant avec le Xiaomi 13T. Forcément, on est en droit de se poser la question : y aurait-il anguille sous roche ? Est-ce qu’on essaie de nous refourguer un vieux tromblon maquillé comme une voiture volée ? Le grand frère, le 13T Pro, nous avait déjà bien tapé dans l’œil avec ses prestations haut de gamme à un tarif contenu. Reste à voir si ce modèle standard arrive à faire aussi bien.

Le design : Un clone qui fait (presque) le même poids

Amateurs du 13T Pro, vous ne serez pas dépaysés puisque ce 13T en est le clone absolu, dimensions comprises (162,2 × 75,7 × 8,49 mm). La petite subtilité se joue sur la balance : avec sa fiche technique légèrement allégée, il perd aussi quelques grammes. Comptez 197 g pour les déclinaisons noire et verte dotées d’un dos en verre. Si vous optez pour la version bleue et son revêtement en « cuir végétal » BioComfort (qui n’est autre qu’un polyuréthane assez souple), on tombe à 193 g. Globalement, cette nouvelle cuvée s’avère plus compacte et plus légère que la génération précédente.

Ce qu’il a dans le ventre

Pour être clair, le rapport qualité-prix de cet appareil est tout bonnement affolant. Sous le capot, on retrouve une puce MediaTek Dimensity 8200 Ultra épaulée par 8 Go de RAM et 256 Go de stockage, le tout propulsé par Android 13 et MIUI 14. L’écran AMOLED FHD+ (2712×1220) de 6,67 pouces fait un taf monstre, notamment grâce à son taux de rafraîchissement de 144 Hz. En photo, la patte Leica se fait clairement sentir.

Ce qui nous a séduits :

  • Un rapport qualité/prix vraiment agressif.

  • L’écran 144 Hz ultra fluide.

  • Le rendu colorimétrique et la qualité photo signés Leica.

  • Des haut-parleurs qui crachent un son puissant et clair.

  • La charge rapide (avec un chargeur 67 W fourni dans la boîte).

  • La promesse d’une bonne durabilité logicielle.

  • La certification IP68 pour la résistance à l’eau.

Là où ça coince un peu :

  • La qualité des clichés en mode nuit qui peine à convaincre.

  • L’impasse sur la charge sans-fil.

  • L’autonomie qui fond un peu trop vite quand on abuse de la photo ou du jeu.

  • Une puissance brute qui reste dans la moyenne, sans faire de miracles.

Le nerf de la guerre : le juste prix

C’est souvent un véritable parcours du combattant de s’y retrouver entre le prix officiel, les offres de lancement et les promos des opérateurs. Avec le 13T, la situation est un peu nébuleuse, mais clairement à l’avantage du client. Annoncé officiellement à 649,90 euros, Xiaomi le bradait déjà à 499,90 euros dès sa sortie. Une ristourne immédiate de 200 euros, sans code promo ni formulaire de remboursement à renvoyer. On l’a même vu descendre à 449,90 euros chez certains revendeurs comme Boulanger, sans compter les offres de reprise d’anciens appareils.

À ce prix-là, on parle d’un tarif d’entrée de gamme pour des prestations qui frôlent le premium. Difficile de lui trouver des rivaux évidents : au prix fort, il jouerait des coudes avec un Galaxy A54 ou un Nothing Phone (2). Mais avec les promotions de fin d’année comme le Black Friday, il se retrouve face à un Pixel 7a ou un Sony Xperia 10 V, qu’il surclasse sur le papier.

Au-delà du smartphone : la domotique musclée

Cette stratégie agressive de Xiaomi ne se cantonne d’ailleurs pas aux téléphones. La marque compte bien envahir chaque recoin de la maison, et le lancement global imminent de son Robot Vacuum 6 Max en est la preuve parfaite. Récemment apparu sur le site mondial du constructeur, ce robot aspirateur-laveur haut de gamme annonce la couleur, même s’il n’a pas encore posé ses valises sur le marché américain. Vendu aux alentours de 680 $ en Chine (il faudra sans doute s’attendre à un tarif un poil plus salé sous nos latitudes), il déploie des caractéristiques assez dingues.

L’engin combine une aspiration massive de 35 000 Pa avec un système de nettoyage humide redoutable. Il embarque un rouleau-serpillière alimenté en eau propre en continu, tandis que sa station d’accueil gère un cycle de nettoyage en profondeur à l’eau chaude. La marque a même eu la bonne idée d’ajouter une petite serpillière ronde supplémentaire et une brosse latérale extensible pour traquer la poussière le long des plinthes et sous les meubles.

Mais le plus bluffant reste son intelligence artificielle. Doté de trois caméras, le robot est capable de distinguer différents objets et surtout d’identifier les liquides. S’il repère une flaque, il va intensifier le nettoyage sur cette zone précise. Pire scénario : il croise un mélange redoutable de liquides et de déchets solides. Dans ce cas, l’application Xiaomi Home vous balance directement une alerte pour éviter le carnage. Et pour couronner le tout, la bête est capable d’escalader des obstacles allant jusqu’à 6 centimètres de hauteur.