Les populations de la localité de Noé, dans la sous-préfecture d’Adiaké à la frontière de la Côte d’Ivoire et du Ghana, ont été la cible, de la part de Wildaf-Ci, du lancement de la Campagne de sensibilisation pour un commerce sans violences faites aux femmes et respectueux des règles de libre circulation des biens sur le corridor Abidjan-Lagos. C’était le samedi 21 décembre 2019, dans ladite localité.

C’est une initiative de WILDAF Afrique de l’ouest (Women in law and développement  in Africa ou Femmes, Droits et Développement en Afrique). Elle s’inscrit dans la droite ligne de l’application des recommandations de l’atelier de restitution consécutif à l’étude commanditée par Wildaf et portant sur les tracasseries que subissent les femmes commerçantes sur le corridor Abidjan-Accra-Lomé-Cotonou-Lagos. Le tout, dans le cadre du Projet « Promouvoir les droits économiques et sociaux des agricultrices à travers les politiques sous régionales et régionales ». L’atelier avait, entre autres résolutions, demandé à Wildaf d’aider les commerçantes à faire connaitre leurs droits, notamment le Schéma de Libéralisation des Echanges (SLE), mis en place par la CEDEAO, et à sensibiliser les agents des Douanes à respecter les textes en vigueur et à s’en tenir à leur mise en œuvre.

 La délégation de la section ivoirienne de cette Ong internationale de défense des droits des femmes  était composée de Mme Emilie Sekongo Bassin, secrétaire générale, Mme Duidy Simone, chargée des finances, Mme Koffi Marie Chantal, conférencière…

La journée du samedi a consisté à participer à une émission-radio sur la problématique de la lutte contre les tracasseries routières des commerçantes aux frontières. Ensuite, une visite a été rendue à l’épouse du chef du village de Noé, Mme Kablantchi, puis des rencontres d’information et de sensibilisation ont été faites à l’endroit des autorités policières et douanières et des femmes commerçantes.

Les tracasseries routières aux frontières constituent, selon les intervenantes, une réelle entrave  et une violation des droits socio-économiques des commerçantes. Une situation due à l’ignorance des femmes victimes et le caractère informel de leurs activités, ainsi que la forte propension à la corruption aux frontières…Comme solution, elles préconisent la sensibilisation des femmes et des acteurs de sécurité et de douanes, de même que l’application des textes de la CEDEAO qui recommandent, entre autres, la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace régional.

La campagne lancée le samedi 21 décembre 2019 durera jusqu’au 31 janvier 2020 et se fera concomitamment sur l’ensemble des pays de l’espace CEDEAO.

HG