Guillaume Kigbafori Soro, président de Générations et peuples solidaires (GPS), mouvement politique ivoirien, s’est entretenu avec la presse française, ce mardi 28 janvier 2020, à Paris, sur la situation dont il est l’objet en Côte d’Ivoire, en présence de ses avocats. L’ex-président de l’Assemblée nationale a réitéré sa volonté de se présenter aux prochaines élections présidentielles, malgré le mandat d’arrêt lancé contre lui par le régime d’Abidjan. ” Je dois rentrer en Côte d’Ivoire pour être président en Côte d’Ivoire. Nous allons nous organiser de telle sorte que mon entrée soit possible en Côte d’Ivoire”, a prévenu l’ancien chef du Parlement ivoirien.
Contraint à l’exil depuis son retour manqué à Abidjan le 23 décembre dernier, Soro Guillaume n’entend pas baisser les bras. Selon lui cet acharnement judiciaire vise à l’écarter de la course à la présidentielle. “Monsieur Ouattara veut m’écarter de la présidentielle tout simplement parce que je suis le favoris et tous les sondages le confirment”, a fait savoir Guillaume Soro.

Le député de de Ferkessédougou se dit prêt à s’expliquer devant la justice de son pays. « Si on peut me garantir des conditions claires, je rentre dans mon pays pour affronter la justice », a-t-il déclaré.
Guillaume Soro a, lui-aussi, porté plainte à Paris contre le procureur d’Abidjan, Richard Adou et trois autres personnes qu’il soupçonne d’avoir participé à l’enregistrement des conversations sur lesquelles s’appuient la justice pour le désigner comme auteur d’une tentative déstabilisation du pays. Dans son intervention, l’ancien Premier ministre ivoirien s’est opposé également à toute tentative de tripatouillage de la constitution à 09 mois des prochaines élections présidentielles.