Toujours des chiffres ! Encore et rien que des chiffres. Fidèle à sa tradition propagandiste, le régime Ouattara  fait sortir son jeu favori : la propagandiste. Abreuver l’opinion publique de chiffres ronflants sur la prétendue bonne santé économique du pays dont l’impact réel sur le quotidien des populations reste à démontrer.  A titre d’exemple fournir  le gouvernement ivoirien, l’on note une enveloppe de 30.000 milliards de FCFA, consacrée au plan national de développement (PND)2016-2020. Un programme social doté d’une enveloppe de 725 milliards de FCFA  à investir dans « le logement, l’eau potable, l’énergie, le transport et l’accès des jeunes à un emploi décent et stable>>  Le tout soutenu par un taux de croissance annuel de 8 ,6  % de 2012 à 2018. La cote d’ivoire serait enviée pour ses performances économiques. Evidemment, dans la grisaille économique mondiale ou de nombreux pays y compris des puissances se cherchent, de tels chiffres ne peuvent que faire pâlir d’envie. Mais à quoi renvoient concrètement 46%  de pauvres ? Que représentent-ils pour les populations qui font face aux tristes réalités de la vie quotidienne ? Rien que de la propagande pour masquer l’échec de la gouvernance du régime ADO à travers le RHDP. La réalité est que la pauvreté sévit en cote d’ivoire ou la grande majorité des ménages peinent à s’offrir un bon repas par jour. Seuls les cercles du pouvoir d’Abidjan ne ressentent pas la cherté de la vie devenue insupportable. Les taux de croissance impressionnants et les montants faramineux affectés aux différents PND annoncés à grandes pompes par le gouvernement en faveur de la population n’auront pas d’impact réel. La preuve, les problèmes de chômage, d’insécurité (le règne des Microbes en maître absolu à Abidjan, avec une impunité légendaire), d’accès à l’eau potable, de transport et autres restent entiers. L’école est sinistrée   et les hôpitaux publics demeurent de véritables mouroirs. À un an de la fin du deuxième mandat du RHDP ressemble plutôt à une grosse manœuvre de charme qui visées par des joutes électoralistes.