Le président de la République, selon la Constitution ivoirienne, “incarne l’unité nationale”. Mais aucune disposition constitutionnelle ne l’empêche d’être une partie du tout.
Le chef de l’État est donc chez nous le président du parti unifié RHDP (coalition au pouvoir) et président d’honneur du RDR, parti politique: en même temps qu’il incarne l’unité nationale, il garantit la division.
C’est pourquoi il a choisi son camp et ne s’amuse pas. Aux opposants qui tentent de combattre son pouvoir, il a promis de vider leurs formations de leurs substances. Ce ne sont pas des paroles en l’air: l’opposition, en lambeaux et émiettée, va à hue et à dia.
Aux alliés qui tentent de faire la sourde oreille, il a clairement prévenu qu’il n’admet aucun son discordant. Et ce n’est pas de la plaisanterie: leurs formations politiques sont en morceaux.
Ainsi, en dehors de son parti et de l’allié UDPCI, toutes les autres formations de l’alliance politique (PIT, MFA et UPCI) sont des fractions, issues de rébellion.
Le maître des lieux n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Il a choisi de continuer sur sa lancée: il compose désormais avec les dissidents du principal allié politique, exclu du jeu. Car le chef de l’État ivoirien place sa mission régalienne sous le double signe de la soumission et de la subordination.
“La Côte d’Ivoire va surprendre l’Afrique et le monde”, a-t-il déclaré.
F. M.b.