Décidément, l’atmosphère paisible tant souhaitée par les habitants de la ville de Bouaké, semble être loin de se réaliser.Les détonations d’armes automatiques sont devenues aujourd’hui dans la capitale de la paix, le train train favori des hommes en armes (militaires). Un autre épisode de cette palpitante série de militaires prêt à dégainer les armes, se poursuit encore ce Mardi 09 Janvier.Contrairement à ce qui faisait entendre ça et là sur une éventuelle confrontation entre militaires et éléments du CCDO,la raison du mécontentement des militaires est non contre leurs frères d’armes du CCDO,mais contre un certain Traoré Amoudé,qui selon une source au sein du 3ème bataillon d’infanterie, crée la confusion dans le commandement de toutes les forces armées à Bouaké. “Amoudé n’est pas militaire, ni gendarme et encore moins un policier. Un simple civil qui est cordonnier et comme par enchantement se retrouve donneur d’ordre aux commandants des autres forces (police, gendarmerie, CCDO) à Bouaké n’est pas normal. Aucune intervention ne peut se faire ici sans que Traoré Amoudé ne donne son accord. On est où là ?” s’interroge notre informateur.” Sûrement plus dans la rébellion ” ajoute-t-il. Le ras-le-bol de cette situation a drainé les militaires de tous les autres camps militaires de la région de Gbêkê à la Région militaire (RM) pour un briefing.A la suite de cette brève rencontre, l’armurerie a été vidée de son contenu et les militaires, visiblement en colère se dirigeaient vers le centre ville par la sortie du 3ème bataillon, tiraient des rafales d’armes automatiques en l’air.Selon des militaires, 80 millions auraient été remis à Amoudé pour les fêtes de fin d’année pour lui et ses hommes(des éléments du CCDO qui ne seraient pas policiers, ni gendarme et non plus militaires) et qu’il serait en possession d’une poudrière.Cette mutinerie d’un autre épisode risque d’avoir certains nouveaux acteurs sur la scène. Certains démobilisés seraient tentés de rejoindre le mouvement et par la même occasion,se faire entendre selon des indiscrétions.Bouaké, contrairement à ce que espère la population, semble sombrer dans le retard du fait de toutes ces crises.

T.K.Emile
Correspondant Régional