En vue de permettre aux hommes et femmes des médias de se familiariser sur la problématique des personnes dites apatrides,un atelier de formation concernant le renfoncement des capacités des journalistes correspondants de presse de Bouaké sur la lutte contre les risques d’apatrides,s’est déroulé ces 05 et 06 Juin derniers à la salle de conférence de la chambre de commerce et d’industrie en présence du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) et du ministère des affaires étrangères à travers la Direction d’Aide et d’Assistance aux Réfugiés et Apatrides  (DAARA).Une trentaine de journalistes correspondants de presse, réunis par le biais de l’Union Nationale des Journalistes Correspondants de Presse de Côte d’Ivoire (UNAJCOPCI),ont bénéficié d’une formation durant deux jours sur la lutte contre les risques d’apatridies à travers leurs différentes productions, écrites ou audiovisuelles.À la suite de la présentation de la DAARA,structure qu’elle représente en tant qu’assistante juridique en charge de l’apatridie, madame Marthe Djelou a dressé l’historique et l’organisation de la DAARA avant de mettre en exergue la mission de celle-ci qui serait de déterminer le statut du réfugié et l’assistance des réfugiés, protéger les réfugiés ivoiriens retournés, la prévention et la lutte contre les cas d’apatridie. Une personne apatride est une personne n’étant reconnu par aucun état comme son ressortissant en vertu de sa législation sur la nationalité ou de par sa constitution.C’est dans ce cadre que les nations unies ont créé en 1949,le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) en remplacement de l’OIR (Organisation Internationale pour les Réfugiés) qui a pour objectif d’assurer la protection des réfugiés et proposer des solutions durables. La cible de cette structure étant les réfugiés, les demandeurs d’asile,les apatrides,les personnes déplacées internes…, Serge Dié Bi Vanié,assistant de protection pour le HCR et conférencier pour l’occasion a presen quatre axes du mandat à savoir l’identification,la prévention des causes de l’apatridie,la réduction des situations d’apatridie existantes et la coopération avec les gouvernements et ONG.<<L’identité n’est pas la nationalité>> explique Serge Vanié.<<L’apatridie n’est pas un problème politique mais un problème des droits de l’homme>>renchérit le conférencier.Des cas de conflit de loi et de vide juridique étant certainement facteurs de cause et conséquence de l’apatridie,les solutions selon le représentant de l’HCR seraient la réforme législative,une convention sur la réduction des cas d’apatrides,la déclaration d’Abidjan(2015), l’enregistrement des naissances,la facilitation de l’accès à la documentation…
Insistant sur le cas précis de la Côte d’Ivoire,Vanié Serge a mis en exergue le contexte,parlant de l’histoire migratoire de la Côte d’Ivoire sur la complexité et l’interaction entre le cadre juridique relatif à la nationalité et les systèmes d’identification d’état civil.La lois des pays de migrants vers la Côte d’Ivoire… Pour ce fait,il établi un le profil type qui s’apparente à un descendant de migrants historique, les enfants de parents inconnus,refugiés,enfants de réfugiés nés à l’étranger,personnes déplacées,deplacés internes,les migrants contemporains,qui aurait eu comme conséquence les crises successives,guerre de 2002,les crises identitaires,l’absence des droits de l’homme… Pour cela,la communauté internationale s’est donnée 10 ans pour mettre fin à cette histoire (2014-2024) en mettant en place une stratégie de lutte contre l’apatridie au niveau international,regional et national avec l’appui de l’HCR pour l’identification,la prévention,la réduction et la communication(niveau national).
                    T.K.Emile
        Correspondant Régional