Par FB

Le calme est plat et le silence assourdissant du côté de la délégation officielle ivoirienne, conduite par Amadou Soumahoro, président de l’Assemblée nationale, à la 27è réunion Afrique (14-15 juin 2019) de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), à Rabat, au Maroc.
Le député Dah Sansan Tilkouété a annoncé bruyamment qu’il mettrait Soro Guillaume à sa place à cette rencontre. Fofana Béma, son collègue membre de la délégation, a informé ou désinformé tous que Soro Guillaume a perdu sa fonction de 1er vice-président de l’APF.
Tous rasent, à la fin de cette réunion, les murs et vont rentrer tête basse. Ils ont vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

La défaite, qui humilie les autorités ivoirienn

 

es à commencer par Alassane Ouattara, illustre le combat de David contre Goliath: elle est cuisante et sans précédent.
À Abuja, au Nigeria, Amadou Soumahoro a été proprement défait, en mai 2019, dans sa volonté de remplacer deux députés issus du PDCI-RDA au Parlement de la CEDEAO. La continuité de l’État n’a pas prospéré.
Un mois plus tard, en juin à Rabat, Amadou Soumahoro, le glaive de Ouattara, a encore mordu la poussière. Comme à la CEDEAO, la raison d’État a volé en éclats devant les textes et l’exercice de la démocratie. 
C’est Soro Guillaume, le « simple député » depuis sa démission forcée du perchoir le 8 février 2019, qui a été reconnu et reconduit dans sa fonction de 1er vice-président de l’APF. « Le coup d’État n’a pas eu lieu », s’est-il félicité pour tourner en dérision toutes les manigances pour le déchoir. 
Néanmoins, si Soro a remporté, sans bruit, une grande bataille par cette éclatante victoire, la guerre continue. La finale aura lieu à Abidjan, théàtre de la 45è session annuelle de l’APF (5-9 juillet 2019) pour renouveler le bureau et élire un nouveau président de l’Institution.